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Des origines à nos jours

NiceAu IXe siècle, il existe déjà à Nice un hôpital situé de telle façon que les pauvres puissent s'y rendre aisément.

En 1136, la donation de Raymond Ausan "hospitali qui vestro laudabili studio ad caput acclesie christi pauparibus est "nous révèle l'existence d'un Hôpital des Pauvres" qui fonctionne au chevet de l'église cathédrale sous l'autorité de l'évêque et des chanoines.

Le 16 octobre 1198, le testament du niçois Jourdain Riquier, établi à Gênes, ordonne la fondation d'un hôpital au voisinage de la mer et sur un terrain lui appartenant, pour y recueillir douze pauvres.

En 1223, le testament de Raymond Chabaud, seigneur de Château-neuf, fait état de l'Hôpital de Saint Jean et de l'hôpital du Var. Le premier legs vise les hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem qui avaient une commanderie à Nice. Le second concerne l'hospice dont le but était d'assurer le passage des voyageurs désireux de traverser le Var et qui était confié à des chanoines de l'Ordre de Saint-Augustin.

En 1318, le testament de François Badat, seigneur de Château-Neuf, révèle l'existence de plusieurs hôpitaux, parmi lesquels sont nommément désignés les Hôpitaux du Var, du Saint Esprit, de la Porte Saint Martin, de la Porte des Paysans ("hospitali de portali Rusticorum").
Pierre Gioffredo cite le testament de Pierre Corba, de 1485, où figurent les legs à trois "aumônes" et à cinq hôpitaux : les aumônes ("slemosinae") du Saint Esprit au puy Saint-Martin, du Saint-Esprit au pont Saint-Antoine et du Saint-Esprit de la ville, et les Hôpitaux de Saint-Eloi, Saint-Lazare, de la Collecte du pain (" collectas panis "), de Pairolière et de la Ville supérieure.
Par sa bulle du 18 juillet 1538, le pape Paul III rattacha à l'Hôpital Saint-Eloi toutes les autres fondations de la ville.

De 1594 à 1632, l'archiconfrérie de Sainte-Croix en eut l'administration qui passa ensuite sous la direction de la Municipalité.
Fondation en 1579 de l'Hospice des Orphelins avec l'aide de Mgr Lambert, Evêque de Nice.
Fondation en 1584 de l'Hospice des Orphelins par Mgr Pallavicini, Evêque de Nice.

Au XVIIIe siècle, Nice possédait trois hôpitaux ou hospice : Hôpital de la Croix, ouvert aux pauvres infirmes en 1636, l'Hôpital Saint-Roch (ancien Hôpital Saint-Eloi), destiné aux pauvres malades et situé dans l'ancienne église du Saint Esprit, près du couvent Saint François, et l'hospice de la charité qui, établi "à l'est de la ville et au pied du château" recevait vieillards, infirmes et enfants trouvés ou abandonnés.
L'Hospice des Orphelins et celui des Orphelines furent à la même époque rattachés à celui de la Charité.
1720 : Création à Nice d'une école Médico-Chirurgicale.
1792 : Rattachement de Nice à la France et fusion des établissements hospitaliers de la ville qui deviennent les Hospices réunis de la Ville de Nice.
Retour de Nice à la Couronne de Sardaigne et rétablissement de l'autonomie des hôpitaux.
L'Hôpital Saint-Roch est administré par la Congrégation de Charité.
L'Hospice de la Charité est chargé de la direction de l'Hospice des Enfants exposés et abandonnés.
1822 : L'Hospice de la Charité est chargé de la direction de L'Hospice des Enfants exposés et abandonnés.
1858 : L'Hospice de la Charité quitte la rue Saint François de Paule pour s'établir à l'extérieur de la ville, au lieu-dit Camplong (actuel terrain de la Charité).
1859 : Transfert de l'Hôpital Saint-Roch sur son emplacement actuel dans les bâtiments conçus par l'architecte Vernier et érigés sur un terrain légué par l'ingénieur Defly.
1860 : Rattachement de Nice à la France et création des Hospices Civils de Nice (hôpital St Roch et hospice de la Charité). Suppression de l'école Médico-Chirurgicale.
1882 : Création de l'internat des Hospices civils de Nice.
1907 : Ouverture de l'Asile Dabray réservé aux vieillards des deux sexes d'origine niçoise et réalisé grâce à la fondation de Séraphin Dabray.
1907 : Transformation en hôpital annexe de l'ancien monastère de Saint Pons (actuellement dénommé Abbaye).
1909 : Ouverture du premier laboratoire à l'Hôpital Saint-Roch.
1910 : Début des travaux de construction de l'Hôpital Pasteur, suivant un projet conçu par le Docteur Edouard Grinda et réalisé par la Municipalité avec le concours de l'architecture Tournaire.
1910 : Ouverture du premier service de radiologie.
1938 : L'Hospice de la Charité s'installe dans l'ancien Grand Hôtel et le Pavillon Victoria, sur les hauteurs de Cimiez.
Il s'intitule par la suite Maison de retraite de Cimiez.
1957 : Transformation des Hospices civils de Nice en Centre Hospitalier.
1965 : Décret portant création à Nice d'une Ecole de Médecine.
1966 : Acquisition de la maison de retraite et de convalescence de Tende.
1973 : Convention entre l'Unité d'Enseignement et de Recherche de Médecine de Nice et le Centre Hospitalier Régional de Nice en vue de déterminer la structure et les modalités de fonctionnement du CHU de Nice.

Hôpital République

L'hôpital République est l'un des plus anciens établissements de soins niçois. Sa construction, au XIXe siècle est l'oeuvre des Pénitents blancs.
Cette confrérie issue de l'antique société génoise du Gonfalon, fondée en 1306, assurait depuis 1594 la gestion de l'hôpital Saint-Eloi situé cours Saleya. A la suite d'un litige avec la municipalité en 1632, les Pénitents abandonnent la gestion de cet établissement qui deviendra l'actuel hôpital Saint-Roch.
Fidèle à son idéal de charité, l'archiconfrérie fonde alors son propre hôpital en 1633 sous le nom de Sainte-Croix. Cet établissement était situé dans le vieux Nice, non loin de l'emplacement de l'ancien hôpital Saint-Esprit détruit lors du siège de 1543. On peut d'ailleurs voir encore la plaque commémorant cet ancien hôpital au 5 de la rue François Zanin. Cet hôpital comprenait seize lits destinés aux pauvres et infirmes. Sous la révolution française et l'Empire, il fut réuni à l'hôpital Saint-Roch (comme toutes les oeuvres pieuses) sous le vocable "hospices réunis". A la chute de l'Empire, en 1815, retour du Comté de Nice à la Maison de Savoie, l'hôpital de Sainte-Croix retrouve son indépendance.
En 1849, l'archiconfrérie fut autorisée par le Roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II à acheter un terrain situé le long de la route royale (actuelle avenue de la République) pour y construire un nouvel hôpital.
Cet établissement sera géré par l'archiconfrérie jusqu'en 1973. Depuis cette date, l'archiconfrérie, tout en restant propriétaire de l'ancienne clinique Sainte-Croix, a loué l'ensemble de la rue François Zanin ; rénové, il est devenu un centre d'accueil, de réunions, sous le vocable de Foyer Sainte-Croix.
En juillet 1996, avec l'ouverture de l'hôpital de l'Archet II, l'établissement est remis à la disposition de l'archiconfrérie.

Asile Dabray

Le 27 octobre 1998, le service de long séjour de la Fondation Dabray était transféré sur l'hôpital de Cimiez, mettant fin ainsi à quatre vingt onze ans d'accueil des vieillards niçois.
En effet, cet établissement fut édifié à la suite d'un legs fait à l'hôpital Saint-Roch par Séraphin DABRAY, ancien magistrat niçois et fils du poète Joseph DABRAY, suivant son testament olographe du 27 juin 1889.
En mourant à Nice, le 7 octobre 1890, Séraphin DABRAY laissait par testament à l'administration des Hospices Civils, deux biens fonds, l'un situé à Villeneuve Loubet et l'autre à Nice dans le quartier Saint-Barthélemy.
La commission administrative des hospices fut autorisée à accepter le legs par décret présidentiel du 13 janvier 1899 et à aliéner aux enchères publiques, les différents lots excepté le terrain de Saint Barthélémy où sera érigé un hospice destiné à recevoir des vieillards.
Une clause du testament, reprise dans le règlement intérieur de l'établissement, spécifie formellement que l'asile ne doit admettre que des vieillards d'origine niçoise.
Il fut procédé à l'adjudication des travaux le jeudi 10 mars 1904, d'après les plans dressés par M. DANIEL, architecte des hospices.
Ce projet, établi pour 24 vieillards (12 hommes et 12 femmes), comprenait un bâtiment principal et deux petits pavillons isolés avec cours et jardins, le tout occupant une surface de 4300 m².
La cérémonie d'inauguration eut lieu le jeudi 16 mai 1907 en présence de M. JOLY, Préfet des Alpes-Maritimes ; M. SAUVAN Maire de Nice ; M. BARRALIS, Vice Président de la Commission Administrative des Hospices ; M. FIGHIERA, directeur des Hospices ; les docteurs BARETY, MAGNAN, BOURDON, CAMOUS, PASCHETTA, CIAUDO et BENSA.
A l'intérieur du bâtiment central fut apposée une plaque de marbre noir où, en lettres d'or, on pouvait lire : "Cet asile a été inauguré le 16 mai 1907, M. André JOLY étant Préfet des Alpes-Maritimes, M. Honoré SAUVAN, Maire de Nice et MM. J. BARRALIS, A. MAGNAN, A. BARETY, J. CIAUDO, P. GAUTIER, A. RISSO, administrateurs des hospices".
Le nombre de lits de la fondation augmenta sans cesse pour se stabiliser à 42 lits, tous situés au rez-de-jardin, l'étage étant affecté à la communauté.
Un projet de surélévation d'un étage fut réalisé en 1962, en raison du plan d'urbanisme de la ville de Nice, qui prévoyait la création d'une artère de 26 mètres de large, amputant la propriété de 1500 m² environ.
Ce projet comportait la surélévation du bâtiment restant, en raison de la disparition d'une aile de l'édifice, consécutive à la construction de la nouvelle artère.
Le plan directeur des hospices de 1968, prévoyait la création d'un nouveau bâtiment d'une capacité de 80 lits sur l'emplacement de la fondation.
Une délibération en date du 21 mars 1972 demandait l'inscription au VIe plan de cette réalisation qui ne vit jamais le jour, puisque le bâtiment qui ferma ses portes le 27 octobre 1998 était identique à celui de 1907 et comportait 39 lits.

En 2014, le CHU de Nice et la Fondation Claude Pompidou unissent leurs forces pour apporter une réponse concrète et innovante aux problèmes posés par la maladie d'Alzheimer et les syndromes apparentés. L'Institut Claude Pompidou offre l'accès sur une unité de lieu ou dans le cadre d'une filière organisée, à l'ensemble des modalités de prise en charge de la maladie d'Alzheimer depuis le diagnostic précoce jusqu'à la prise en charge au long cours en institution. Il abrite : un accueil de jour de jour de 19 places, géré par l'Association France Alzheimer 06. Une plateforme de Répit pour les Aidants. Le Centre Mémoire de Ressources et de Recherche (CMRR) du CHU de Nice. Un EHPAD de 72 lits avec habilitation totale à l'aide sociale, géré par la Mutualité Française PACA - SSAM.

Hôpital de Cantaron

A une dizaine de kilomètres au nord-est de Nice, l'hôpital de Cantaron, installé en pleine campagne est le successeur du Foyer de l'Enfance de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, qui quitte cet emplacement en raison de difficultés de fonctionnement.
En janvier 1975, lors d'un Conseil d'Administration, est évoquée la question de la surcharge des lits de médecine à l'hôpital Pasteur.
Le Président de la Commission Médicale Consultative, le Docteur Michel Salvadori, indique qu'une solution existe peut-être avec l'établissement de Cantaron.
La location de cet établissement est proposée au Conseil d'Administration. Dans le courant du mois de mai 1975, le Vice-Président du Conseil d'Administration est informé que 60 lits du Foyer peuvent être immédiatement donnés en location au Centre Hospitalier Universitaire de Nice, après estimation des Domaines et prise en charge par le budget du Conseil Général des réparations, malfaçons et adductions d'eau.
Par délibérations du 17 février et du 13 avril 1976, le Conseil d'Administration décide d'acquérir le Foyer pour recevoir les malades adultes en moyen séjour, option qui nécessite toutefois l'aménagement des locaux existants.
Une première tranche de travaux (rez-de-chaussée) est décidée par le Conseil d'Administration du 9 novembre 1976, afin de permettre l'ouverture de 43 lits. Une deuxième phase de travaux (1er étage) verra la mise en service de 40 lits supplémentaires : coût total de l'opération 3 200 000 F.
Par ailleurs, une dizaine d'agents du Foyer sont intégrés par le Centre Hospitalier Régional sur le site et l'hôpital Pasteur.
En 1980, les archives médicales de l'hôpital Saint-Roch situées au rez-de-chaussée du 8, rue Biscarra, immeuble de la dotation, doivent être déménagées en raison de la récupération de cet immeuble par la Direction des Postes et Télécommunications pour construction d'un central téléphonique.
L'ensemble des dossiers est transféré vers l'ancien gymnase du Foyer qui devient le premier bâtiment d'archives du site (suivent les salles de classes, et les bâtiments I et E).
L'ensemble comporte aujourd'hui plus de 10 km de documents stockés.
En 1981, un projet visant à porter à 160 lits la capacité de l'établissement est étudié, en même temps que la création d'un service informatique. Les deux dossiers ne seront jamais concrétisés.
Après une réduction du nombre de lits de moitié, l'établissement ferme ses portes fin octobre 1998. 

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