Centre de soutien

Centre de soutienParmi les quatre centres qui structurent l’Espace Partagé de Santé Publique, le Centre de Soutien aux Réseaux de Santé (CSRS) a pour objectif la création d’une synergie entre réseaux de santé financés dans le cadre du Fonds d'intervention pour la qualité et la coordination des soins (FIQCS), la simplification du processus de prise en charge et l’optimisation des actions par la mutualisation des compétences et des moyens. Ce centre tente également d’intégrer d’autres regroupements professionnels non financés au sens de l’article L. 6321-1 du code de Santé Publique mais ayant intérêt à se rapprocher des structures actuelles ou pour lesquelles le financement n’est pas encore acquis. Dans un contexte réglementaire en mutation,  le projet vise à rendre ces organisations transversales plus en adéquation avec les objectifs de réorganisation afin de répondre à la polyvalence attendue par les tutelles. Il s’agit d’être plus simple et plus efficient, notamment pour que les démarches de coordination ou de travail en réseau apportent une véritable valeur ajoutée aux programmes de santé mis en œuvre.

Les réseaux de santé sont par nature ouverts sur leur environnement et méritent que l’on s’y attarde pour amplifier leur action communautaire.

En 1996, la Direction Générale de la Santé recensait plus de 500 réseaux de santé financés par l'État. Ce chiffre a doublé en 1999. Le nombre de professionnels de santé impliqués dans un réseau est estimé quant à lui à près de 20 000.

Le succès de l'organisation en réseau réside d'abord dans le renouvellement des pratiques qu'elle induit. Fondée sur la coopération et la coordination, entre acteurs relevant de disciplines et de structures différentes, elle donne un sens nouveau à l'exercice professionnel. L’approche coopérative propre aux réseaux implique transdisciplinarité et décloisonnement des modes d'exercice.

Chaque acteur professionnel apporte ses compétences spécifiques de manière complémentaire. Se tisse alors une cohérence qui a pour motivation première la prise en charge globale de la personne. L'expérience a aussi montré que le travail en réseau permettait de surmonter les peurs communes face à la maladie lorsque la formation initiale apparaît insuffisante devant une pathologie ou une problématique de santé nouvelle. A l'échelle du quartier, de la ville ou du département, le réseau offre également un maillage du territoire entre structures de santé, professionnels exerçant en libéral, services publics et associations. Il permet de mieux s'orienter dans le système de santé
Les contraintes budgétaires et la complexité sur un même territoire amènent les réseaux à évoluer vers une mutualisation et il décrit pour cela plusieurs formes possibles de mutualisation :

  • fusion territoriale et structurelle de réseaux portant sur la même thématique
  • regroupement de réseaux dans des maisons de réseaux afin de produire des économies d’échelle (infrastructure, logistique…) et de promouvoir des projets d’actions concertées sur un même territoire
  • mutualisation des actions ou de certains services rendus aux usagers (prévention, éducation à la santé, etc.) et aux partenaires (formations, protocoles de soins, dossier médical partagé, etc.)
  • valorisation du savoir-faire des réseaux par l’organisation d’événements conjoints (forum, journée nationale), par la participation aux instances de décision ou par la création de groupements de réseaux (fédérations de réseaux, associations professionnelles, etc.).
Motivés par la tendance actuelle de voir se développer des réseaux territoriaux polyvalents, les acteurs locaux, impliqués dans le pilotage et la coordination des réseaux de santé des Alpes Maritimes, ont souhaité anticiper les possibles réformes à venir et se sont associés pour réaliser un Centre de Soutien aux Réseaux de Santé afin de soutenir leur développement et coordonner leurs actions territoriales. Le choix opéré dans le cadre du CSRS vise à marier (organiser les interfaces entre) les thématiques des réseaux sur le territoire tout en amenant les réseaux eux-mêmes à travailler ensembles. Il s’agit alors d’optimiser la productivité des réseaux, c’est à dire le rapport entre l’amélioration de la santé (ou du moins la prévention de sa détérioration) et la quantité de ressources déployées (en tenant compte de leur diversité au plan de la disponibilité et des coûts), de santé afin d’améliorer le parcours médico-psycho-social des personnes vulnérables identifiées parmi la population des réseaux adhérents au CSRS.
Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn