Le CHU de Nice lance une enquête de santé publique auprès de ses personnels suite à l’attentat du 14 juillet 2016

echos

L'attentat terroriste qui s'est produit le 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais, a impliqué un nombre important de victimes (physiques ou psycho-traumatisés) dans la population civile. Sur les 500 victimes (blessés ou décédés), 187 personnes ont été prises en charge au CHU de Nice le jour même. Au-delà des personnes impliquées directement, l’attentat a touché de nombreuses victimes collatérales : blessées, endeuillées, témoins directs, intervenants dont policiers, pompiers et personnels de santé.

Le 14 juillet et les jours suivants, la réponse hospitalière fut exemplaire. En plus des effectifs habituels, plus de 400 personnes ont été mobilisées dans le cadre du plan blanc. Le CHU  a renvoyé de nombreux agents volontaires chez eux pour préserver sa capacité opérationnelle des jours suivants.

Un an après, le CHU de Nice a souhaité mettre en place une grande étude inédite nommée « Enquête de Cohorte Hospitalière de Santé Publique » promue et coordonnéepar le Département de Santé Publiquedu CHU. Cette étude comporte 2 volets :

-          D’une part, une étude par web-questionnaire : ECHOS de Nice 14 juillet (Enquête de Cohorte HOspitalière de Santé publique), enquête de Santé Publique réalisée auprès d’environ 8000 professionnels de santé du CHU de Nice et des Hôpitaux pédiatriques de Nice CHU-Lenval,

-          D’autre part, ECHOS Etudiants, une étude qualitative par entretiens individuels semi-structurés auprès d’un échantillon d’étudiants de la Faculté de Médecine de Nice Sophia-Antipolisétant intervenus dans le contexte exceptionnel de l’Institut Médico-légal en post-attentat -contexte qui n’a pas d’équivalent pour cette population.

Les objectifs sont :

-          D’avoir des éléments sur l’état de santé des personnels qui travaillent à l’hôpital,

-          D’estimer l’impact psycho-traumatique (état de stress post traumatique, dépression, état anxieux, addictions, risque suicidaire ; mesure du degré de souffrance compassionnelle/burn out) ;

-          D’estimer la fréquence de l’utilisation des dispositifs de soutien, en rapport avec les impacts psycho-traumatiques,  et les facteurs associés à cette utilisation ;

-          Et de donner aux personnes les moyens d’avoir un repère sur leur état et si elles le désirent, être orientées vers le dispositif adapté.

Cette étude préparée depuis plusieurs mois est unique en son genre et devrait permettre de donner la parole aux hospitaliers (possibilité de commentaires libres), d’apporter un soutien à ceux qui le souhaiteraient, et d’améliorer les dispositifs de soutien aux personnels hospitaliers.

Elle est réalisée avec l'appui de l'Agence Santé Publique France.

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