Mercredi 8 septembre 2010

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Prise en charge du cancer
    
 Présentation du centre de coordination en cancérologie du CHU de Nice  
 

Son rôle

Il est en cancérologie charge d’évaluer et d’optimiser la qualité de la prise en charge des malades au sein des établissements.Au CHU de Nice rapidement une cellule qualité de cancérologie a été créée, elle veille à ce que tous les malades bénéficient des meilleurs soins et d’un accompagnement personnalisé.

Ses Missions

Optimiser la prise en charge ».

Pour le Pr Jérôme Mouroux, président du Centre de Coordination en Cancérologie (CCC ou 3C) du CHU de Nice, cet objectif ne peut être atteint que si tous les dossiers médicaux sont conformes à un standard de prise en charge, ou bien, ont été vus en réunion de concertation pluridisciplinaire. Ce qui était loin d’être le cas jusque là. Il y a encore une dizaine d’années, chaque professionnel faisait en quelque sorte sa cuisine tout seul. Au sein d’un même établissement, les patients atteints de cancer bénéficiait d’une prise en charge qui dépendait en grande partie du médecin qui les suivait, basée sur ses propres convictions et sa spécialité. Il n’y avait aucune obligation de concertation entre les différents spécialistes.

Les choses ont bien changé depuis : la généralisation d'une approche concertée et multidisciplinaire du patient est en effet devenue un objectif prioritaire au sein des établissements de santé. Et ce sont les Centres de Coordination en Cancérologie, organisations définies par le Plan Cancer, qui portent sur leurs épaules la bonne exécution de ces mesures. « Notre rôle est de structurer et évaluer l’activité de l’hôpital dans le domaine de la cancérologie », résume le Pr Jérôme Mouroux, coordoninateur du 3C du CHU de Nice.

Actualiser régulièrement les guides

Première étape, incontournable : l’établissement de thésaurus ou référentiels. Comprenez des guides de bonnes pratiques, rédigés à partir d’un recueil de données scientifiques très larges : « Même si chacun pense faire au mieux, toute chose est perfectible ; dans ces guides, on informe les médecins des meilleures associations thérapeutiques, actualisées et validées par Oncazur.

À titre d’exemple, pour le cancer du poumon, il existe une certain nombre de molécules disponibles, défendues avec vigueur par les laboratoires qui les commercialisent ; si aucune n’est la panacée, on sait par contre que tout protocole thérapeutique doit intégrer des sels de platine. Dans le thésaurus, on indique ainsi les grandes lignes de prise en charge qui doivent être respectées, sans pour autant priver de libre arbitre les médecins ». Ces référentiels, mis à la disposition de tous les médecins et soignants de l’établissement, guident ainsi les choix thérapeutiques. Sans se substituer à une réflexion et une décision collégiales .

Réunion de concertation plurisciplinaire : élément clé de l’organisation des soins

« Les réunions de concertation pluridisciplinaire qui se tiennent dans chaque service assurant une spécialité de cancérologie sont destinées à éviter que l’option thérapeutique ne repose sur un seul médecin, insiste le Pr. J. Mouroux. Chaque patient doit bénéficier de l’avis d’un ensemble de professionnels de santé » ; Plusieurs spécialistes du cancer, parmi lesquels un oncologue, un spécialiste d’organe (gastro-entérologue, urologue….), un radiothérapeute et un chirurgien participent à ces assemblées médicales, lieux d’échanges sur les stratégies diagnostiques et thérapeutiques les plus appropriées : « Douze RCP sont déjà opérationnelles dans le CHU (1), elles se tiennent à un rythme d’au moins deux par mois –pour ne par retarder la mise en route des traitements- et couvrent la plupart des cancers pris en charge dans notre établissement. Nous en sommes aujourd’hui à la phase d’évaluation.

Il s’agit de vérifier qu’elles ont bien respecté la périodicité, que le traitement a été conforme aux recommandations et surtout qu’aucun patient n’est passé au travers de ce filtre. À terme, d’ici la fin de l’année, nous devrions avoir autant de fiches RCP que de nouveaux cas de cancer, c’est à dire 2500 », projette le Pr Mouroux.

Évaluer la satisfaction des patients et des soignants

Les patients pourront également s’exprimer, puisque le 3C envisage de procéder à des enquêtes de satisfaction, ciblés par service ; « L’analyse des résultats permettra de procéder, en partenariat avec le comité de patients, aux améliorations à conduire dans notre établissement ». Les soignants, parfois peu préparés et souvent bien isolés face à des drames humains difficiles à affronter, pourront également, au travers de questionnaires, exprimer leurs besoins, manifester leur souhait d’être secondés….

« Le 3C n’a pas la prétention de tout régler, conclut le Pr J. Mouroux. Il y aura toujours un médecin traitant qui reçoit son patient et qui choisit d’en référer ou pas à notre cellule. Mais, lorsque la décision a été prise, on est là pour aider à orienter et optimiser la prise en charge ».