L’équipe de chirurgiens urologues et d’anesthésistes en urologie du CHU de Nice assure pour les patients la prise en charge de tous les soins qui concernent l’urologie (appareil urinaire et génital de l’homme et de la femme), l’andrologie (et la sexualité) et la transplantation rénale avec les médecins néphrologues du CHU. Tous les patients pris en charge bénéficient rapidement d’un parcours de soins personnalisé performant et innovant à la pointe des recommandations et des nouvelles technologies.

Le service dispose d’une plateforme chirurgicale robotique (Da Vinci X) de dernière génération. Il est réalisé en moyenne 350 interventions laparoscopiques par chirurgie assistée par an. La robotique est principalement consacrée à la chirurgie pour cancer (prostate, rein, vessie…) et à la chirurgie fonctionnelle (promontofixation, incontinences…). Récemment, le service a débuté des interventions de transplantations rénales avec assistance robotique permettant aux patients de disposer des dernières innovations médico-chirurgicales.

Très engagée dans la recherche clinique universitaire avec l’ambition de faire profiter au plus grand nombre de programmes de traitements innovants, l’équipe médico-chirurgicale d’urologie est à l’origine de plusieurs études multicentriques nationales et européennes reconnues. Les patients éligibles peuvent ainsi bénéficier de dizaines d’essais cliniques ouverts, mis en place et assurés par les médecins investigateurs de l’équipe.

L’équipe d’urologie exerce dans les établissements du CHU de Nice (hôpital Pasteur 2) ainsi que dans les établissements membres ou partenaires du Groupement Hospitalier de Territoire en Urologie des Alpes-Maritimes (Hôpitaux de Cannes, Grasse, Antibes et Menton). Cet exercice médical partagé profite à tous les patients pour leur permettre de disposer d’un suivi médical urologique sécurisé, de qualité équivalente, au plus proche de chez eux sur tout le territoire des Alpes-MaritimesConsultez le site internet des Instituts Méditerranéens de Santé et de Recherche en Urologie (IMSRU).

Hôpital Pasteur 2
30, Voie Romaine – 06001 Nice Cedex 1

  • Consultations d’urologie et d’anesthésie : 1er étage Zone C
  • Service d’urologie, andrologie et transplantation rénale : 5ème étage Zone C
  • Service de chirurgie ambulatoire en urologie : 3ème étage Zone C
  • Hôpital de jour : 5ème étage Zone C
  • Soins externes : 1er étage Zone C
  • Bilan uro-dynamique : 1er étage Zone C
     

Email : consultation-urologie@chu-nice.fr
Standard secrétariat urologie : 04.92.03.24.77

Consultation
Programmation opératoire

Les consultations urologiques accueillent les patients du lundi au vendredi de 8h00 à 18h00 au 1er étage au niveau de la zone C de l’Hôpital Pasteur 2.

A noter qu’avant toute consultation d’ordre public il est demandé aux patients de réaliser leur admission. Les bureaux d’admission se situent au 1er étage en zone B, ils sont ouverts de 7h30 à 18h00.

La programmation opératoire se situe au niveau des consultations urologiques, elle est ouverte aux mêmes horaires que les consultations. Y travaillent en coordination avec les praticiens, les infirmières de programmation qui aideront les patients, le cas échéant, dans leurs démarches administratives et légales lorsqu’il y a une indication d’intervention chirurgicale. 

Au cours de l’entretien avec l’infirmière, les documents constituant le dossier anesthésique, indispensable avant l’intervention, seront remis au futur opéré, au même titre que le rendez-vous avec l’anesthésiste du service d’urologie.   

Hospitalisation complète

On parle d’hospitalisation complète lorsque le patient réside au moins une nuit dans le service d’hospitalisation, la durée de séjour pouvant varier en fonction des interventions chirurgicales, mais aussi si les patients bénéficient du protocole de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC).  

Le service d’hospitalisation se situe au 5ème étage de l’hôpital en Zone C, il dispose d’une présence médico-chirurgicale permanente assurant la sécurité et la qualité de prise en charge des patients.  

Pour joindre l’infirmière du service d’hospitalisation, merci de composer le 04.92.03.78.49.

Chirurgie ambulatoire

La chirurgie ambulatoire correspond à un mode d’hospitalisation sans séjour hospitalier où les patients entrent en général le matin et ressortent le soir avec un accompagnant, après avoir bénéficié d’une chirurgie qui le permet. Pour toute chirurgie ambulatoire, le service se situe au 3ème étage en Zone C.  

Le secrétariat est disponible au 04.92.03.34.42 de 8h30 à 17h00.

Soins externes

Les soins externes s’effectuent au niveau des consultations urologiques. Ce service à disposition des patients est souvent sollicité pour les suivis post-opératoires avec des contrôles de pansements, des retraits de sondes vésicales et autres actes infirmiers ne nécessitant pas une entrée au bloc opératoire.

C’est également au sein des soins externes que sont réalisées des ponctions biopsiques de prostate, des injections de botox® intra vaginales et des instillations de BCG thérapies (traitement du cancer de la vessie).

Urgences

Le service des urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Nice accueille les patients pour tout motif jugé « urgent »; s’il s’agit d’un motif urologique, les patients seront redirigés vers l’interne d’astreinte 24h/24, 7J/7, ainsi que vers un chirurgien urologue senior du service, le cas échéant.

Le service des urgences se situe au RDC en zone A. Les urgences sont disponibles en composant le 15.

Cancers urologiques

Le service d’urologie est expert en cancérologie urologique. Il travaille en étroite collaboration avec les équipes médicales de cancérologie du Centre de Coordination en Cancérologie (3C) du CHU de Nice et du Centre Antoine Lacassagne (CAL). Les prises en charge des patients reposent toujours sur des décisions pluridisciplinaires partagées entre plusieurs spécialistes (urologues, oncologues, radiologues, anatomo-pathologistes, médecins nucléaires, onco-gériatres…) et discutées au cas par cas au cours de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) hebdomadaires.

En fonction, des parcours personnalisés de soins (PPS) sont établis et proposés à chaque patient, en lien avec son médecin traitant pour aider à leur mise en place. C’est au cours de consultations d’annonces dédiées que ces projets de soins sont présentés aux patients qui peuvent, s’ils le souhaitent ou si la situation le requiert, bénéficier d’un accompagnement complémentaire par une infirmière d’annonce et l’intervention bénéfique d’une équipe de psychothérapie de soutien spécialisée au sein de l’établissement. 

  • Cancers de la prostate : c’est le plus fréquent des cancers de l’homme avec plus de 50 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France. Il recouvre une multitude de situations cliniques différentes et au moins autant de possibilités de soins appropriés. L’avis d’un spécialiste est donc indispensable pour prendre en charge cette maladie complexe. Le département des Alpes-Maritimes est parmi les 10 premiers dans l’hexagone où le cancer de la prostate est le plus fréquent. C’est donc très justement que l’équipe médico-chirurgicale du CHU de Nice et du Groupement Hospitalier de Territoire 06 s’est impliquée très fortement dans la prise en charge de cette maladie chronique. Dans ce contexte, chaque année sur le CHU, environ 150 patients bénéficient dans le service de traitements chirurgicaux mini-invasifs. Un nombre important aussi d’autres patients suivent encore un programme de surveillance active quand les indications le permettent. L’établissement dispose d’un arsenal thérapeutique complet et d’un savoir-faire médical très large dans le domaine de prise en charge de ce cancer, depuis le diagnostic, avec des outils de biopsies ciblées, jusqu’au traitement utilisant la robotique, les ultra-sons, la cryothérapie, la curiethérapie, ou encore la radiothérapie avec les équipes du CAL.
  • Cancers de la vessie : plus de 10 000 nouveaux cas sont recensés chaque année en France, ce qui le place en 2ème position des cancers de l’appareil urinaire après celui de la prostate. Environ trois quarts des tumeurs diagnostiquées seraient peu agressives (dites « non infiltrant le muscle ») pouvant être traitées localement par simple résection avec ou sans instillation vésicale complémentaire. A Nice, chaque année plus d’une centaine de patients présente un cancer de vessie, dont 30% seront traités par chirurgie ablative. Le service a développé un savoir-faire pluridisciplinaire essentiel dans la prise en charge des cancers infiltrant le muscle. Cette classe de cancer de vessie, particulièrement préoccupant, nécessite une prise en charge la plus transversale possible pour avoir tous les bénéfices des traitements et réduire les risques d’effets secondaires. Certains patients peuvent notamment, si nécessaire, obtenir des soins par chimiothérapie néo-adjuvante avant la réalisation du geste chirurgical pour en améliorer les résultats et les chances de guérison. Pour l’intervention, tous les patients bénéficient désormais d’un protocole RAAC (Rééducation et Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie) pour contrôler au mieux leur suivi et leur permettre de retourner rapidement à domicile. Le service d’urologie a d’ailleurs été labellisé et reconnu officiellement par Grace, l’autorité de contrôle qui délivre les certifications RAAC en France. Une infirmière dédiée assure pour ces patients la coordination des soins RAAC dans le cadre de ce protocole pour mieux accompagner les patients et répondre à tous leurs besoins de santé.
  • Cancers du rein : ce sont ces 7 000 nouveaux cas annuels qui font de lui le troisième cancer urologique en termes de fréquence. De découverte fortuite dans la moitié des cas, les hommes sont 2 fois plus concernés par le cancer du rein en France. Les statistiques sont semblables dans les Alpes-Maritimes et le service d’urologie prend en charge environ une centaine de cancers de rein par an. Certains patients bénéficient d’une opération par chirurgie robotique. Le service a développé une expertise importante dans la prise en charge des cancers du rein depuis le diagnostic (génétique moléculaire et imagerie) jusqu’aux différents traitements possibles (robotique, radiofréquence, cryothérapie ou surveillance). Grâce au plateau technique innovant de l’établissement et à l’expertise chirurgicale des opérateurs, il est possible d’envisager dans environ un cas sur deux, des techniques de préservation privilégiant une approche par néphrectomie partielle plus que par néphrectomie totale. L’imagerie préopératoire est extrêmement importante pour cette étape de planning thérapeutique initial. C’est l’avis conjoint et partagé des radiologues avec celui des chirurgiens urologues du service qui permet de définir la meilleure stratégie pour chacun des patients.
  • Cancers des testicules : bien que son incidence ne soit pas comparable avec les 3 cancers urologiques principaux (prostate, vessie, rein), le nombre de nouveaux cas diagnostiqués chaque année ne cesse de progresser. C’est une population très jeune qui est concernée (20-35 ans). La prise en charge précoce de ce cancer offre une chance de 95% de guérison. C’est pourquoi, il a été développé dans le service d’urologie une filière de prise en charge rapide, en collaboration avec les équipes du CAL, pour traiter efficacement et sans délai toutes les situations de cancers de testicules qui se présentent à l’équipe. Le cancer du testicule fait aussi l’objet de recherche clinique au sein du service, pour mieux le dépister encore grâce notamment à l’apport de l’échographie haute-résolution pour détecter des lésions si petites qu’elles seraient passées inaperçues par une échographie traditionnelle.
  • Autres cancers urologiques : d’autres cancers urologiques existent et sont pris en charge par l’équipe d’urologie et ses collaborateurs avec tout autant d’expertise et de professionnalisme. S’ils sont moins fréquents, ils nécessitent tout autant d’attention de la part des chirurgien-urologues. Pour certains, comme le cancer urothélial, l’apport de la chirurgie robotique constitue une partie importante de leur prise en charge. Pour d’autres, comme le cancer du pénis, l’innovation thérapeutique réside dans des collaborations étroites avec l’équipe de radiothérapie du CAL pour permettre des propositions de traitements innovants par curiethérapie ou radiothérapie externe ciblée.
Hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)

C’est une maladie, voire une évolution naturelle de la glande prostatique (sous la vessie des hommes) extrêmement fréquente. Elle touche environ 100 000 nouveaux cas chaque année en France et concerne presque l’ensemble des patients d’un certain âge (80% des hommes de plus de 80 ans). L’hypertrophie de la prostate est, comme son nom l’indique, une maladie bénigne qui peut parfois s’accompagner de symptômes plutôt incommodants sur le plan de la qualité de vie. C’est donc une prise en charge fonctionnelle le plus souvent qui est proposée par l’équipe médico-chirurgicale d’urologie. Il existe plusieurs types de traitements médicamenteux qui peuvent être prescrits dans un premier temps, en l’absence de complication. Le recours à la chirurgie est aussi très fréquent, soit par échec du traitement médical bien conduit, soit par présence de complications identifiées par le médecin, soit par demande du patient lui-même préférant une intervention plutôt qu’une prescription chronique de médicaments. Le service est très impliqué dans ce domaine de pathologie. Un protocole particulier de prise en charge chirurgicale, en ambulatoire, avec le laser vert a été développé dans le service et évalué dans de nombreux services en France. Les résultats de cette étude, appelée PRECOCE, seront publiés prochainement. Parallèlement, dans certaines situations qui le permettent, des techniques récentes d’embolisation des artères prostatiques (EAP) ont été développées grâce à l’équipe de radio-interventionnelle de l’établissement. Enfin, pour les patients les plus âgés, qui sont souvent dans la forte dépendance et en perte d’autonomie, une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) périodique d’uro-gériatrie a été mise en place pour discuter avec les gériatres référents de la meilleure prise en charge de ces patients.

Chirurgie de la statique pelvienne

Les prolapsus uro-génitaux, communément appelés « descentes d’organes » touchent entre 20 et 40% de la population féminine à partir de 50 ans avec un impact psychologique, physique et social. Ils peuvent être traités par un geste chirurgical réalisable dans un mode de prise en charge ambulatoire. Il s’agit d’une chirurgie fonctionnelle qui n’est donc pas indispensable. L’équipe d’urologie du CHU de Nice propose un ensemble de  techniques opératoires permettant de s’adapter au mieux à chaque pathologie afin de profiter d’une prise en charge adaptée et personnalisée.

Troubles de la continence urinaire

Différentes causes peuvent être à l’origine d’une incontinence urinaire tant masculine que féminine. Chez les hommes on retrouve l’incontinence par hyperactivité vésicale, l’incontinence par incompétence sphinctérienne et celle liée à une rétention d’urines. 10% des hommes sont concernés à 60 ans et près de 30% après 90 ans. Des chiffres nuancés par rapport à ceux des femmes où sont rapportés plus de 45% de taux d’incontinence urinaire (liée à une hyperactivité vésicale et/ou incontinence d’effort) après seulement 75 ans. Des thérapeutiques existent pour préserver la qualité de vie des patients et maintenir leur intégration sociale. L’équipe d’urologie est amenée à proposer un ensemble de techniques chirurgicales ou tout simplement un traitement de rééducation par kinésithérapie avec technique de bio-feedback s’adaptant au mieux à chaque pathologie. Les chirurgiens urologues de l’établissement sont particulièrement impliqués dans la prise en charge des fuites urinaires et se font le relais des grandes campagnes de sensibilisation du grand public sur les fuites urinaires par l’Association Française d’Urologie (AFU), pour informer les patients et les inviter à consulter en cas de problème.

Découvrez une vidéo de sensibilisation sur les fuites urinaires.

Andrologie, troubles sexuels

Spécialité qui s’intéresse aux pathologies de l’appareil génital masculin qui touchent à la fois la sphère anatomique, biologique et psychologique. Des traitements médicamenteux et chirurgicaux existent pour corriger certains troubles, comme la dysfonction érectile et / ou l’esthétisme pénien dont les questions sont assez fréquentes. Ces types de prises en charge nécessitent une confidentialité maximum pour donner confiance au patient et l’inviter à s’exprimer pleinement pour permettre la prise en charge de ses problèmes.

Traitement de la lithiase rénale

10% de la population serait touchée par des calculs rénaux et urinaires à l’origine souvent de douleurs vives telles que la colique néphrétique ou l’infection urinaire. Pour prendre en charge ces lithiases rénales des techniques chirurgicales peuvent être adoptées : urétéroscopie, lithotritie extracorporelle (LEC), chirurgie percutanée, etc. C’est la taille et la localisation des calculs qui font, en général, décider des traitements à proposer aux patients.

Transplantation rénale

Ce sont 6000 transplantations d’organes qui ont été réalisées en France en 2018, dont 3546 transplantations de rein. Pour 537 d’entre elles, elles ont été réalisées à partir d’un donneur vivant. Au CHU de Nice, une centaine de greffes rénales, dont 10 à 15 à partir d’un donneur vivant, sont réalisées chaque année grâce au savoir-faire des équipes et à la coordination médico-chirurgicale. C’est un travail de fond complexe qui nécessite d’être en lien avec tous les personnels médicaux concernés, depuis la réanimation jusqu’aux néphrologues qui assurent l’indication et le suivi des patients transplantés.

Le service d’urologie a développé de surcroît une expertise très forte sur l’activité de donneur vivant. C’est une situation médicale tout à fait particulière et magnifique. Il est question d’un don de rein de son vivant par un donneur consentant, un ami ou un membre de la famille du receveur. Le parcours des patients est particulièrement bien contrôlé et nécessite des autorisations administratives, juridiques et sanitaires (Agence de la Biomédecine). Récemment, l’équipe médico-chirurgicale d’urologie et de transplantation a d’ailleurs enregistré le témoignage d’un couple de patients donneur / receveur pour permettre aux patients qui le souhaitent de bien comprendre le chemin à parcourir (podcast à télécharger ci-dessous).

Podcast : parcours de soins patient pour la greffe de rein, à partir d’un donneur vivant. 

Chirurgiens urologues
Anesthésistes
  • Dr Vladimir Radev
  • Dr Roberta Sciuto 
  • Dr Bruno Malzac 
  • Dr Lucci Caccavale
Médecins
Chirurgie robot-assistée & cœlioscopie

La chirurgie en urologie a connu un développement considérable en termes de qualité chirurgicale et de récupération post opératoire grâce à la chirurgie minimale invasive par cœlioscopie conventionnelle ou robot-assistée. La cœlioscopie est une technique chirurgicale qui permet, par une petite ouverture de la paroi de l’abdomen, d’observer l’intérieur de la cavité abdominale ou pelvienne et d’intervenir sur les organes. La cœlioscopie ne modifie pas le principe de l’intervention, mais l’accès au site opératoire, où se déroule l’acte chirurgical proprement dit, est différent de celui de la chirurgie classique qui nécessite une ouverture plus large de l’abdomen. La chirurgie cœlioscopique a permis une diminution des complications post opératoires : moins de risques d’infection, moins d’éventration, moins d’abcès de paroi, moins de douleurs post-opératoires, moins de risques de développer des adhérences dans l’abdomen qui peuvent être responsables d’obstructions intestinales parfois létales. Dans certaines interventions, la cœlioscopie permet de diminuer le temps opératoire et donc la durée de l’anesthésie générale.  

L’assistance robotique permet de faciliter la cœlioscopie en utilisant un outil, le robot (ici le Da Vinci X), qui permet au chirurgien d’améliorer son geste opératoire en améliorant la vision ; la caméra robotique donnant une vue en 3 dimensions, donc des reliefs et des volumes. L’assistance robotique permet une précision inégalée grâce à des instruments fins et très maniables avec 7 degrés de liberté, et enfin un confort pour le chirurgien qui est assis à une console de commande d’où il dirige à distance les mouvements du robot. Au sein du service, les praticiens tiennent à ce que les patients bénéficient de cette technique permettant les meilleurs résultats et un gain de confort. Elle a été développée dans le département d’urologie dès les années 2000 et est réalisée quotidiennement depuis cette date, devenant même à partir de 2017 la technique de référence. Cet outil d’innovation chirurgicale est actuellement utilisé pour la plupart des interventions même les plus complexes comme la chirurgie du cancer et la transplantation rénale. On compte environ 350 interventions robotiques par an dans notre centre pour l’urologie seulement. C’est un investissement très fort et reconnu du service, puisque le chef médical du programme robotique pour toutes les autres spécialités de l’établissement fait d’ailleurs partie de l’équipe des chirurgiens-urologues.

Thérapies focales (Focal One & Cryothérapie)

Le diagnostic du cancer de la prostate a été longtemps posé tardivement à un stade avancé avec la présence de métastase. Avec l’avènement du dosage du PSA (l’antigène spécifique prostatique), le dépistage a pu être développé mais cela a conduit à proposer des thérapeutiques assez lourdes pour les patients – comme la chirurgie ou la radiothérapie – par rapport à l’agressivité de leur tumeur. Aujourd’hui, avec l’amélioration des techniques d’imageries et la réalisation de biopsies prostatiques ciblées par l’IRM, les urologues sont capables d’affiner le diagnostic et donc de proposer le traitement optimal pour chacun en graduant la réponse thérapeutique en fonction de l’agressivité de la maladie. Chaque année en France, ce sont environ 18 000 patients qui sont traités de la prostate par des techniques ablatives (prostatectomie radicale) pour lesquelles est à noter la survenue d’effets secondaires majeurs tels que la dysfonction érectile (concernant environ 47 % des hommes opérés) et l’incontinence définitive qui touche 5 % des patients, au profit d’une très bonne efficacité thérapeutique oncologique.  

Le service d’urologie du CHU de Nice est doté de ces technologies innovantes capables de s’adapter au profil pathologique des patients. En effet, pour ceux qui le nécessitent, ils peuvent avoir accès aux thérapies focales par cryothérapie ou encore l’HIFU – Focal One – ultrasons focalisés de haute intensité. Ces techniques réalisées par des chirurgiens formés permettent le traitement ciblé des tumeurs prostatiques tout en préservant l’érection et la continence au maximum. Il s’agit de protocoles nationaux d’études cliniques, comme par exemple l’essai ouvert qui porte le nom d’HIFI, régulièrement proposés aux patients qui peuvent en bénéficier.

Biopsies ciblées du cancer de la prostate

Les biopsies sont réalisées chez les hommes dans le cas de doute sur un cancer de la prostate. C’est un geste extrêmement fréquent. Plus de 300 ponctions biopsiques sont effectuées chaque année dans le service dont environ 8% de manière ciblée.

Le diagnostic du cancer de la prostate est basé sur l’analyse histologique de prélèvements fait directement sur la glande prostatique, ce sont les biopsies de la prostate. Celles-ci sont réalisées par voie transrectale sous contrôle échographique en consultation sous anesthésie locale après une préparation médicale adaptée par la prise d’un antibiotique et d’un laxatif. Le plus souvent 12 biopsies sont réalisées sur la prostate afin de cartographier de façon standard l’ensemble de la glande. Néanmoins il est possible qu’une lésion tumorale puisse ne pas être diagnostiquée car aucune biopsie n’a été réalisée dans la zone pathologique. Afin d’augmenter la probabilité de diagnostic de cancer de la prostate s’il y en a un, des biopsies dites ciblées peuvent être réalisées. Pour cela une IRM multiparametrique de la prostate est réalisée avant les biopsies afin de localiser les zones suspectes et de les classer selon leur probabilité d’être tumorale (classification PIRADS V2 allant d’un score 1 à 5). 

Dans le service d’urologie du CHU de Nice les biopsies ciblées sont réalisées en consultation avec le matériel médical KOELIS qui permet de fusionner l’imagerie IRM pré biopsie et l’imagerie échographique en temps réel afin de réaliser des prélèvements directement sur les zones suspectes et ainsi d’augmenter la probabilité de retrouver une tumeur s’il y en a une. Pour l’Association Française d’Urologie les biopsies ciblées constituent une option diagnostique après une première série de biopsie ne retrouvant pas de tumeur mais avec une IRM prostatique suspecte.   

Laser HBP

L’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) ou adénome de la prostate est responsable des troubles urinaires chez l’homme d’âge mûr (à partir de 50 ans). Devant l’échec du traitement pharmacologique (prise de médicaments) un traitement chirurgical peut être proposé. Un traitement par laser de l’HBP en utilisant le laser GreenLight XPS 180 W peut être réalisé dans le service. Il s’agit d’un traitement chirurgical endoscopique mini invasif permettant de traiter l’adénome de prostate en excès constituant un obstacle au bon écoulement de l’urine et responsable de la gêne urinaire. D’un point de vue technique, au contact de la prostate, le laser émet une énergie lumineuse verte de 532 nm qui vaporise le tissu prostatique le faisant passer de l’état solide à l’état gazeux. 

À la fin de l’intervention le canal urinaire prostatique est ouvert permettant d’améliorer le confort mictionnel et la qualité de vie en augmentant le débit urinaire et en améliorant la vidange vésicale. En pratique, le traitement de l’HBP par laser GreenLight est réalisé en chirurgie ambulatoire, la durée opératoire varie selon la taille de la prostate de 30 à 120 minutes. Elle peut être réalisée sous anesthésie générale ou sous rachianesthésie. À la fin de l’intervention une sonde urinaire est laissée en place jusqu’au lendemain matin. Le traitement laser permet de prévenir des complications de l’HBP telle que la rétention aigüe d’urine, les infections urinaires, les calculs de vessie et les diverticules de vessie. Cette technique moderne constitue une alternative innovante aux 2 autres techniques de chirurgie de l’HBP plus lourdes et plus invasives, la résection endoscopique et l’adénomectomie par chirurgie ouverte. Comparé à ces 2 techniques, le laser permet de réduire le risque hémorragique. Grâce à cela les patients sous anti agrégant plaquettaires (Kardegic, Plavix) peuvent être opérés sans arrêter leur traitement. Le traitement laser de l’HBP est une technique sûre et efficace.  

Bilan uro-dynamique

Le bilan urodynamique est un examen permettant l’étude en temps réel de la miction des patients avec une mesure du débit urinaire, mesure des pressions au sein de la vessie et la mesure de la pression du sphincter urinaire. Il est particulièrement utile dans la prise en charge de l’incontinence urinaire féminine et masculine mais aussi dans le dépistage des troubles urinaires associés aux prolapsus uro-génitaux. Cet examen est non douloureux et ne nécessite pas d’être à jeun. Il peut être proposé aux patients après leur consultation dans le service d’urologie afin d’améliorer leur prise en charge.

Prothèses (TVT-O, sphincters & prothèses péniennes)
  • Prothèses chez la femme (TVT-O) : les techniques avec mise en place de prothèses existent depuis plus de 20 ans et apportent un bénéfice de correction supérieure aux techniques dites traditionnelles à long terme. Evidement la mise en place d’une prothèse peut entrainer des complications spécifiques. Pour minimiser ces potentielles complications, l’équipe d’urologie est formée à la mise en place de prothèses, les équipes médico-chirurgicales utilisent du matériel prothétique connu depuis plus de 10 ans (polypropylène tissé macroporeux de faible poids) disposant d’un marquage CE. Les techniques chirurgicales avec mise en place de prothèses employées dans le centre sont des techniques validées scientifiquement avec des reculs allant jusqu’à 17 ans de suivi pour les patientes. En revanche, la mise en place de prothèse par voie vaginale n’est pas réalisée au sein du CHU pour la cure du prolapsus aux vues des études scientifiques. Les urologues peuvent proposer des chirurgies qui n’utilisent pas de matériel prothétique si besoin.

 

  • Sphincters urinaires chez l’homme : l’incontinence urinaire masculine, sujet tabou, touche principalement les personnes de plus de 65 ans, avec une prévalence allant jusqu’à 10%. Il existe différents types d’incontinence urinaire chez l’homme, en relation avec des troubles prostatiques (incontinence par regorgement), des troubles neurologiques (hyperactivité vésicale, incontinence neurogène), ou suite à des interventions chirurgicales par lésion du sphincter urinaire. La prostatectomie, chirurgie réalisée dans le cadre d’un traitement radical pour un cancer de prostate localisé (non métastatique) est à risque de complications post-opératoires telles que l’incontinence urinaire secondaire ou des troubles érectiles. L’incontinence urinaire post-prostatectomie peut toucher jusqu’à un homme sur deux en fonction de la sévérité du cancer (justifiant une chirurgie élargie), avec une récupération de la continence qui peut durer jusqu’à un an après l’opération. De nombreux exercices de rééducation post-opératoire sont ainsi proposés après chirurgie, avec l’aide d’un kinésithérapeute spécialisé. En cas de récupération incomplète (un an après l’intervention) et en cas de gêne pour le patient, des solutions chirurgicales existent. L’équipe chirurgicale formée par un andrologue expérimenté propose des interventions consistant en la pose de sphincters urinaires ou de bandelettes de soutien.  Il existe bien évidemment des complications spécifiques à la pose de matériel externe, qui sont de l’ordre de 2 à 5% en fonction des populations. Cette chirurgie peut se réaliser de manière ambulatoire, mais la plupart des patients préfèrent une courte hospitalisation en raison des soins particuliers à réaliser les premiers jours après chirurgie. L’équipe soignante est également habituée à la prise en charge de cette population, ce qui permet un confort et une réassurance du patient lors du suivi régulier post opératoire.

 

  • Prothèses péniennes : les dysfonctions érectiles sont un problème fréquent de l’homme de plus de 50 ans, touchant plus de 3 millions de personnes en France. Le premier souci est celui de la communication, car souvent peu de patients osent parler de leur problème avec leurs praticiens, ainsi que les médecins, qui n’abordent pas assez le sujet avec eux.
    Il existe de nombreuses pathologies qui peuvent engendrer des dysfonctions érectiles : le diabète par trouble de la micro vascularisation, les pathologies cardio-vasculaires comme l’athérosclérose, qui va réduire le calibre artériel causant ainsi un apport insuffisant de sang dans l’organe, mais également les pathologies neurologiques secondaires à un traumatisme de la moelle par exemple, ou encore les troubles hormonaux. Le premier traitement des dysfonctions érectiles est le traitement de la cause de cette dysfonction, en recherchant les différents facteurs de risque cités ci-dessus. Lorsque la cause est décelée, la première étape est une prescription médicamenteuse, à différents dosages. En cas d’échec de plusieurs thérapies médicales, un recours à la chirurgie peut être assuré, par la mise en place de prothèses péniennes. Il existe plusieurs types de prothèses péniennes ; les prothèses semi-rigides faciles d’utilisation mais peu esthétiques et les prothèses gonflables qui nécessitent l’installation d’une pompe ainsi que d’un réservoir. Les urologues du service du Pr Chevallier sont habitués à la pose de prothèses péniennes ainsi qu’au suivi des patients porteurs de prothèses. Il existe des complications souvent dues à l’état fragile des patients, qui demeurent cependant mineures en touchant moins de 3 % des patients. L’intervention nécessite une hospitalisation de quelques jours, afin de contrôler tous les soins locaux au lit du patient et un suivi régulier est réalisé, avec une équipe médicale et paramédicale entièrement formée à cette population de patients.
Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie (RAAC)

La prise en charge RAAC commence avant l’intervention chirurgicale et se poursuit au-delà de l’intervention, après la sortie de l’hôpital. La durée d’hospitalisation varie théoriquement de quelques jours à plus de deux semaines (en fonction du déroulement des évènements). Au-delà de la surveillance médicale nécessaire et habituelle, le confort et la sécurité de tout patient opéré pendant cette période sont des priorités absolues.

Il est maintenant démontré qu’une modification partielle de la prise en charge avant l’intervention (arrêt du tabac, pas de purge intestinale, restriction du jeun pré opératoire à 2h pour les liquides), durant l’opération (utilisation des techniques minimales invasives, pas de mise en place de drain ni de sonde naso-gastrique, adaptation du protocole d’anesthésie au protocole RAAC) et après l’intervention chirurgicale (lever précoce, alimentation précoce) pourrait non seulement raccourcir la durée du séjour après chirurgie, mais aussi réduire le risque de complications générales. Les modifications partielles appliquées seront expliquées avant l’intervention et l’encadrement spécifique sera proposé aux patients qui bénéficieront de la réhabilitation améliorée. Dès que l’état de santé du patient le permet et bien sûr en l’absence de complications chirurgicale, la sortie de l’hôpital sera envisagée le plus rapidement possible. D’autant qu’il est maintenant bien établi qu’un séjour inutilement prolongé à l’hôpital n’est pas sans risque.

L’équipe d’urologie du CHU de Nice  a pour priorité absolue de soigner dans les meilleures conditions et d’assurer un meilleur confort post- opératoire pendant tout le séjour à l’hôpital. Avec la RAAC le patient devient ainsi un acteur principal des soins auxquels il a été préparé. Toute l’équipe (chirurgiens, anesthésistes, infirmiers, aides-soignants, diététiciens, kinésithérapeutes) est coordonnée autour du patient pour faire réussir cette réhabilitation améliorée.

Recherche clinique

Les chirurgiens urologues peuvent proposer de participer aux essais cliniques disponibles en urologie. La recherche clinique dans le service s’intéresse aux nouveaux diagnostics, aux traitements et techniques innovantes de prise en charge.

Les spécialistes médicaux, les attaché(e)s de recherche clinique (ARC), personnel dédié à la recherche, et les équipes soignantes travaillent en étroite collaboration pour optimiser l’efficacité des traitementsaméliorer la qualité de vie des patients et organiser des parcours de soins efficients pour les patients.   

Publications scientifiques

Le comité scientifique piloté par le Dr Matthieu Durand s’engage dans la concrétisation de projets scientifiques, réalisés en collaboration avec les équipes médico-chirurgicales du service et d’autres spécialités. Sont menés également des projets avec les équipes de recherche fondamentale pour garantir le continuum entre la recherche et les soins.


Les résultats des communications scientifiques du groupe sont accessibles en ligne.